D’une longueur d’environ 1,2 km, la nouvelle portion de la Tégéval est le fruit de la mise en œuvre d’un béton stabilisé produit par Eqiom : Articimo® Stabilisé Terre de Sahara.

D’une longueur d’environ 1,2 km, cette nouvelle portion de la Tégéval est le fruit de la mise en œuvre d’un béton stabilisé produit par Eqiom : Articimo® Stabilisé Terre de Sahara.

« Articimo® Stabilisé Terre de Sahara est produit dans notre cimenterie Eqiom de Lumbres, près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), explique Mathieu Morel, animateur Produits spéciaux chez Eqiom Bétons de la région Île-de-France – Normandie. Il est confectionné sur la base d’un PSP 350 kg CEM II 42,5 N CE CP1 NF D11 S3 Terre de Sahara 1,5 % et a nécessité la mise en œuvre de 300 m³ de béton. Le désactivant utilisé, Artistab, est spécialement conçu pour les bétons stabilisés. »

Choisie pour le mettre en œuvre, la société Even s’est parfaitement acquittée de sa tâche. Le béton a été coulé sur une épaisseur de 14 cm. La couche de forme était constituée de 15 cm de grave béton recyclé (granulométrie 40/80) et de 15 cm de grave béton recyclé (granulométrie 0/31,5). Sa réalisation a été précédée par la pose d’un géotextile. Le chantier a nécessité un suivi vigilant à cause de l’obligation de recueillir les eaux de désactivation et de bien gérer les approvisionnements, compte tenu de la multiplication des chantiers liés au Grand Paris dans ce secteur.

Pour réaliser le nouveau tronçon, quelque 300 m³ de béton Articimo® Stabilisé Terre de Sahara (confectionné sur la base d’un PSP 350 kg CEM II 42,5 N CE CP1 NF D11 S3 Terre de Sahara, 1,5 %) ont été mis en œuvre et désactivés avec Artistab, spécialement conçu pour les bétons stabilisés.

Intégré à l’environnement périurbain, le revêtement s’associe aisément aux espaces verts et naturels situés sur le parcours de la « coulée verte ». Le résultat rappelle les sables stabilisés utilisés dans ce type d’espace, avec une durabilité espérée de vingt à trente ans et un entretien simple (balayage occasionnel).

 Une « liaison écologique »

Raison du choix du béton stabilisé ? « Le confort pour les déplacements quotidiens en milieu urbain, tout en permettant une continuité d’aspect avec les stabilisés utilisés dans les parties périurbaines ou rurales », commente Gilles Duquenoy, chef de projet Tégéval à l’Agence des espaces verts (AEV) de la région Île-de-France (RIF).

Sur le tracé de la Tégéval, 7 km ont été réalisés en béton désactivé, 11 km en stabilisé (Articimo® Stabilisé Terre de Sahara d’Eqiom), et le reste en enrobé. Parmi les réalisations récentes : « Près de 5 km aménagés dont 3,5 km en béton stabilisé à Créteil, Valenton, Limeil-Brévannes et Villecresnes. Le résultat obtenu est marqué par une belle homogénéité, sur tout le linéaire, avec les tranches antérieures de travaux, notamment une continuité très intéressante d’aspect avec les stabilisés », précise Gilles Duquenoy.

Le résultat obtenu est marqué par une belle homogénéité,  sur tout le linéaire, avec les tranches antérieures de travaux, notamment une continuité très intéressante d’aspect avec les stabilisés. »

Ces nouvelles réalisations s’inscrivent dans la continuité d’un projet discret lancé il y a deux décennies et qui mène son bonhomme de chemin depuis une dizaine d’années : la Tégéval. Né dans années 1990, le concept, très simple, est lié au développement du réseau ferroviaire à grande vitesse. Construites à partir de 1981 (TGV Sud-Est), les lignes où circulent les TGV ont immanquablement fini par se rejoindre. Ainsi, depuis 1994, l’interconnexion située sur le territoire de la commune de Coubert (Seine-et-Marne) permet d’atteindre toutes les destinations « grande vitesse » situées à l’est de la capitale, de Marseille à Lille (ou Londres), en passant par Strasbourg. Cette interconnexion, gourmande en espace, a aussi des impacts sonores, territoriaux et paysagers dans le Val-de-Marne.

En compensation, la région Île-de-France et ce département ont donc obtenu de pouvoir réaliser, sur leur territoire, une « liaison écologique » qui contrebalance le sacrifice environnemental consenti pour les TGV. D’abord baptisée « coulée verte de l’interconnexion des TGV », elle est devenue malicieusement la Tégéval, anagramme de végétal.

Sur le tracé de la Tégéval, 7 km ont été réalisés en béton désactivé, 11 km en stabilisé (Articimo® Stabilisé Terre de Sahara d’Eqiom) et le reste en enrobé. Parmi les réalisations récentes : « Près de 5 km aménagés, dont 3,5 km en béton stabilisé à Créteil, Valenton, Limeil-Brévannes et Villecresnes, précise Gilles Duquenoy. Le résultat obtenu est marqué par une belle homogénéité,  sur tout le linéaire, avec les tranches antérieures de travaux, notamment une continuité très intéressante d’aspect avec les s

Faire pénétrer la nature jusqu’au cœur de la ville

Le projet a commencé à se concrétiser, en 2008, avec la création, par la région Île-de-France et le département du Val-de-Marne, du Syndicat mixte d’étude et de réalisation (SMER) et l’allocation d’un budget. Huit communes, situées entre Créteil et Santeny (Créteil, Valenton, Limeil-Brévannes, Villecresnes, Marolles-en-Brie, Santeny, Mandres-les-Roses, Yerres dans l’Essonne), valident le projet d’une « coulée verte » traversant leur territoire.

« Bien plus qu’une piste cyclable en bordure de voie, c’est un aménagement ambitieux avec un travail sur le paysage et l’écologie. L’idée est de faire pénétrer la nature jusqu’au cœur de la ville », explique à l’époque (en 2014) Gilles Duquenoy, qui pilote l’opération.

En 2013, le projet est déclaré d’utilité publique, et les premières réalisations concrètes voient le jour. Trois chantiers sont inaugurés en octobre 2014 à Valenton et à Limeil-Brévannes. En 2016, dessinée par l’architecte Marc Mimram, une passerelle de 230 m de long enjambe la RN406 à la hauteur de Créteil et de Valenton. Actuellement, selon le site Internet de la Tégéval, « 4,5 km sont déjà aménagés et 7 km sont accessibles. Les aménagements s’achèveront dans une quinzaine d’années, mais, dès 2020, l’intégralité du parcours sera accessible. »

En 2016, une passerelle de 230 m de long, dessinée par l’architecte Marc Mimram, a permis à la Tégéval d’enjamber la RN406 à la hauteur de Créteil et de Valenton.

À terme, la Tégéval devrait prendre la physionomie définitive d’une voie verte de 20 km de longueur pour une superficie de 96 ha, destinée aux piétons, aux personnes à mobilité réduite et aux cyclistes. En connectant les parcs et espaces verts, les transports en commun, les chemins de promenade et les pistes cyclables, cette « coulée verte » a l’ambition de proposer aux Franciliens un nouvel itinéraire pour leurs déplacements quotidiens, plus d’espaces pour les loisirs et le sport, et un accès privilégié à une nature préservée. Tout au long du parcours, des aménagements permettront de profiter pleinement de la nature, tout en préservant la biodiversité.    

À terme, la Tégéval devrait prendre la physionomie définitive d’une voie verte de 20 km de longueur.

Principaux intervenants 

Maîtrise d’ouvrage : SMER la Tégéval - Maîtrise d’œuvre : SMER la Tégéval - Mise en œuvre du béton décoratif : Even - Fournisseur du béton : Eqiom (centrale d’Alfortville) - Fournisseur du ciment : Eqiom (cimenterie de Lumbres).



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