Efficacité énergétique

Depuis une vingtaine d'années, les cimentiers réduisent leur consommation d'énergie d'origine fossile (coke de pétrole, charbon, fioul lourd) grâce à l'utilisation de déchets sélectionnés comme combustibles. L'industrie cimentière a été sollicitée par les pouvoirs publics pour la destruction des farines animales en raison de sa capacité à assurer une valorisation totales des déchets

En 2021, 1 050 000 tonnes de déchets sélectionnés pour leur compatibilité avec le procédé cimentier ont été valorisés en cimenterie en remplacement de combustibles fossiles. En 2021, 44 % de l’énergie calorifique nécessaire à la fabrication des ciments provient de la combustion de déchets : déchets industriels, huiles usagées, sciures imprégnées, pneumatiques non recyclables... ce qui permet d’économiser annuellement l’importation de 500 000 TEP (tonne équivalent pétrole).

Valorisation matière

Traditionnellement, l'industrie cimentière emploie 4/5e de calcaire et 1/5e d'argile pour fabriquer du ciment. Or cette argile peut être en partie remplacée par des cendres provenant de centrales thermiques au charbon. Ainsi ces déchets n'ont pas à être éliminés par d'autres moyens.



0 commentaires
CAPTCHA
Voir aussi
  • Réduction de CO2
    Fours de cimenteries : en route vers la sobriété énergétique
    L’industrie cimentière investit régulièrement dans l’amélioration de ses fours de production. L’enjeu est double. Il s’agit d’une part d’en optimiser la productivité, et d’autre part d’en améliorer l’efficacité énergétique. De l’étanchéité à l’air à la mise en œuvre de technologies innovantes en passant par la maintenance régulière des installations ou les projets de R&D, les pistes d’optimisation énergétiques sont nombreuses.