Résumé

Chaque architecte a ses raisons pour expliquer le choix d’un sol béton dans tel ou tel projet. Jean-marc idos apprécie de détourner une solution industrielle pour l’employer dans un lieu culturel comme le musée des beaux-arts de lille. Claude parent est lui sensible à la possibilité d’utiliser le même matériau pour le sol et pour les murs, créant ainsi une continuité qui sert l’unité du parti architectural. Rudy ricciotti, pour sa part, est franchement enthousiaste : “je ne fais plus que des sols en béton, aussi bien dans un édifice public que dans une villa.” Au-delà des individualités,les architectes évoquent tous le caractère paradoxal d’un matériau qui concilie des qualités a priori contradictoires.ainsi, un sol béton envisagé comme une solution plutôt économique peut présenter une surface raffinée,voire précieuse : uniforme vu de loin,il sait révéler de subtiles nuances à l’œil attentif ; simple, un peu brut,il exige pour être bien réalisé la sensibilité et le tour de main d’un “ouvrier artiste” ; traditionnel,il relève dans ses applications récentes d’une recherche de haut niveau sur la chimie du béton.bref,par ses spécificités, le sol béton satisfait l’architecte qui cherche une solution raffinée sans ostentation, régulière sans excès d’uniformité, discrète mais rayonnante d’une douce lumière. Un matériau brut,solide et noble.

Sommaire

  1. Les bétons polis : Centre Smart à Villiers-sur-Marne p. 16
  2. Les bétons lissés : Musée des Beaux-Arts à Lille p. 20
  3. Les bétons bruts : Fondation Cartier à Paris p. 21
  4. Les bétons désactivés colorés : Restaurant du ministère des Affaires étrangères à Paris p . 22


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