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33% des émissions de gaz à effet de serre sont liés à l’utilisation quotidienne des bâtiments, chauffage et climatisation représentant 92% du CO2 émis par un bâtiment durant sa vie en œuvre. Pour réduire ces émissions, construisons efficacement et diminuons chauffage en hiver et climatisation en été. Les propriétés d’inertie thermique du béton permettent de réduire les écarts de températures grâce à des solutions bioclimatiques.
L'inertie thermique d'un bâtiment est sa capacité à stocker de la chaleur ou de la fraîcheur dans ses murs et ses planchers.
Une des préoccupations majeure d'un concepteur est
d'offrir un bâtiment bien isolé assurant au moindre
coût le confort de son utilisateur aussi bien en hiver qu'en
été. L'isolation thermique n'apporte cependant pas
seule tout le confort espéré, un autre facteur entre
en ligne de compte : l'inertie thermique de la construction, qui
joue à la
fois un rôle de stockage et de régulation. En effet,
plus l'inertie d'un bâtiment est forte, plus il se
réchauffe et se refroidit lentement.
Des expérimentations ont montré que plus les murs sont épais et les matériaux sont lourds, plus l'inertie est grande. Avec le béton, l'habitation bénéficie d'un maximum d'inertie thermique.
En plus des économies d'énergie réalisées, les parois lourdes participent au confort d'hiver comme d'été en écrêtant les pointes de température. En hiver, le béton absorbe la chaleur de la journée et la restitue la nuit, par conduction.
Pendant l'été, le béton accumule la fraîcheur de la nuit et peut ainsi faire baisser la température de 3 à 4 degrés. La maison béton reste fraîche et agréable pour ses occupants en évitant les surchauffes pendant la journée.
Il existe trois grandes familles d'isolation : l'isolation par l'intérieur, l'isolation par l'extérieur et l'isolation répartie. Dans tous les cas, il est très important de prévoir une ventilation adéquate, afin d'éviter l'accumulation de chaleur, et de renouveler l'air intérieur.
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Elle n'assure pas un bon traitement de l'about des refends
et des nez des planchers. Ces parties d'ouvrages, mal
isolées, constituent des ponts thermiques, qui
nécessitent un traitement particulier.
L'isolant étant à l'intérieur, les parois
verticales accumulent moins d'énergie sous l'effet du
rayonnement des planchers. Ce système d'isolation ne profite
pas pleinement de l'inertie thermique que pourrait apporter la
masse du béton des parois d'enveloppe.
Couvrant toute la face extérieure des murs de façade, l'isolation par l'extérieur passe devant les liaisons avec les refends et les planchers. Il y a moins de déperdition générée par des ponts thermiques. Par ailleurs, la masse de béton des parois d'enveloppe en contact direct avec l'atmosphère intérieure reçoit le rayonnement, procurant au logement tous les bénéfices de l'inertie thermique : économie d'énergie et régulation de la température en été comme en hiver.
Ces deux types d'isolation présentent chacun des avantages et des inconvénients, qu'il convient de prendre en compte pour trouver la solution la plus adéquate à la situation.
Cependant, il faut faire attention au problème de traitement des ponts thermiques, qui n'est pas totalement résolu. Plusieurs précautions sont à prendre pour assurer la suppression des ponts thermiques.
Elle consiste à utiliser dans le cadre de la réalisation de parois des matériaux conciliant à la fois des caractéristiques mécaniques appropriées et une bonne résistance thermique. C'est la famille des « Monomur ».
Cependant, face au durcissement de la réglementation thermique, cette technologie montre ses limites, l'épaisseur et poids des éléments pouvant devenir de réels obstacles à leur utilisation.
