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Réduction des émissions de CO2

Cimenterie, à l'aube

La réduction des émissions de gaz à effet de serre et principalement du CO2 est aujourd'hui un enjeu planétaire souligné par les accords de Kyoto. Face à ce constat et depuis de nombreuses années maintenant, les cimenteries ont réagi et pris des mesures efficaces.

D'où vient le CO2 produit lors de la fabrication du ciment ?

Le CO2 provient de deux sources complémentaires :

  • La dépense d'énergie liée à la nécessité de produire de très hautes températures pour réaliser le processus physicochimique.
  • Le phénomène de transformation du calcaire (CaO3) sous l'effet de la chaleur en chaux (CaO) et en gaz carbonique (CO2). Plus de 60 % des émissions de CO2 lors de la fabrication de ciment proviennent de cette « décarbonatation ».

Réduction des gaz à effet de serre : un enjeu planétaire pour préserver l'avenir.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre et principalement du CO2 est aujourd'hui un enjeu planétaire souligné par les accords de Kyoto. Face à ce constat et depuis de nombreuses années maintenant, les cimenteries ont réagi et pris des mesures efficaces.

Les solutions de l'industrie cimentière

Depuis de nombreuses années, l'industrie cimentière a mis en place des mesures pour réduire ses émissions.

Et en particulier les actions suivantes :

  • Incorporer dans les matières premières avant cuisson certains matériaux sélectionnés déjà décarbonatés ou exempts de calcaire.
  • Incorporer dans les ciments des constituants (cendres volantes, laitiers de haut-fourneau) réduisant d'autant la quantité de clinker, matière issue de la cuisson et constituant de base du ciment.
  • Valoriser des déchets comme combustibles. S'ils n'étaient pas brûlés en cimenterie, ces déchets seraient éliminés par la voie de l'incinération traditionnelle. Les émissions de CO2 correspondantes viendraient alors s'ajouter à celles qui sont dues à la fabrication des ciments et des déchets ultimes seraient placés en décharge sans aucune valorisation en produisant parfois même du méthane, autre gaz à effet de serre...

En définitive, toute utilisation de déchet comme combustible pour la fabrication des ciments est une « valorisation» souvent préférable d'un point de vue écologique à l'élimination car elle permet d'économiser l'énergie et de diminuer les émissions de CO2.

Des avantages majeurs pour l'environnement

Le recyclage énergétique des déchets en cimenterie présente de nombreux autres avantages.

  • Préserver les combustibles d'origine fossile (produits pétroliers, charbon...) et réduire leurs importations en France. Aujourd'hui, 30 % de l'énergie calorifique utilisée pour la fabrication des ciments provient de la combustion des déchets.

Cette solution permet d'économiser annuellement l'importation de 500 000 TEP (tonne équivalent pétrole).

  • Supprimer les risques de pollution. Les hautes températures des fours de cimenterie permettent une destruction totale des molécules organiques - même complexes - des déchets.
  • Éliminer tous les résidus. Le procédé cimentier n'engendre ni cendre ni mâchefer à placer en décharge : il est zéro déchet.

Un protocole de traçabilité très strict

L'utilisation de déchets est soumise à autorisation administrative. L'aptitude du procédé cimentier à détruire chaque type de déchet en toute sécurité est d'abord vérifiée sous contrôle de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Des procédures internes d'acceptation et de réception des déchets en cimenterie sont ensuite mises en place. Elles permettent de s'assurer de la conformité du déchet à un cahier des charges strict. Des contrôles permanents sont menés par les DRIRE (Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement). Des contrôles en continu sont également effectués à la sortie des cheminées des usines par les cimentiers et par des laboratoires indépendants agréés. L'ensemble de ces mesures garantit le maintien de la qualité des ciments qui, tous, sont des produits normalisés.

Une industrie en phase avec ses objectifs

L'industrie cimentière avait souscrit, pour la période 1990-2000, des engagements de réduction de 10 % de ses émissions de CO2 à la tonne de ciment et de 25 % de ses émissions totales de CO2 liées à la consommation de combustibles fossiles. Cet objectif a été atteint grâce à la valorisation des déchets et à la modernisation des usines. Depuis 2005, les émissions de l'industrie cimentière sont comptabilisées dans le cadre du PNAQ 1 puis du PNAQ 2. Tout dépassement des quotas alloués débouche désormais sur l'achat par l'industrie cimentière des émissions supplémentaires. Ce dernier couvre la période 2008-2012. Un projet de directive européenne vise à transformer ce système en un dispositif d'échanges basé sur la vente aux enchères des mêmes quotas. Suivant l'évolution du prix du carbone qui en découlera, le surcoût à la tonne obérera la compétitivité de notre industrie sur le sol français. Au-delà de l'industrie cimentière, c'est l'ensemble de l'industrie lourde française qui se trouve exposée au danger des délocalisations.

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